L’énergie est le carburant dont dépend notre mode de vie. Grâce à elle, nous pouvons nous chauffer, nous éclairer, nous déplacer… Elle est vitale au fonctionnement de nos entreprises. Au fond, elle fait tellement partie de notre quotidien que nous n’y prêtons plus guère d’attention. Pourtant… La combustion des énergies fossiles pollue. L’énergie est de plus en plus chère. Et la question de sa répartition et de son usage pose des problèmes politiques à l’échelle planétaire.
Ressources limitées, impact avéré
L’énergie que nous utilisons au quotidien provient principalement des énergies fossiles comme le pétrole, le gaz et le charbon. Des ressources dont nous savons qu’elles sont limitées et dont la combustion a un impact sur l’environnement. Elle génère, en effet, des polluants tels que le CO2, le gaz à effet de serre qui est le principal responsable du réchauffement climatique.
Défis politiques
L’impact environnemental de la surconsommation des énergies fossiles a des conséquences politiques très concrètes. La pollution ne connaît, en effet, pas de frontières et la surconsommation d’énergie concerne l’humanité toute entière. De même, la répartition très inégale et l’épuisement progressif des ressources terrestres sont sources de conflits potentiels.
Toujours plus chère ?
L’offre d’énergies fossiles est limitée alors que la demande croît sans cesse. L’impact financier de ce déséquilibre est évident : les prix s’envolent. Avec toutes les répercussions imaginables sur le budget des ménages et la trésorerie des entreprises.
Le défi de Kyoto
C’est en 1992, au sommet de la Terre de Rio, que le monde a pris conscience de l’importance des changements climatiques liés aux activités humaines. Aujourd’hui la communauté internationale a confirmé notre responsabilité dans ce problème environnemental majeur ainsi que l’urgence d’agir pour limiter les dégâts.
A Rio, les pays industrialisés se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre en les stabilisant, à terme, au niveau de 1990. Le protocole de Kyoto, signé en 1997, traduit cette volonté en objectifs quantitatifs. Il est entré en vigueur le 16 février 2005.
Les pays industrialisés ont globalement accepté de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,5% sur la période 2008-2012.
L’Union européenne a souhaité aller plus loin en s’engageant à réduire ses émissions de 8% et en répartissant cette charge entre ses différents Etats membres. Le 9 mars 2007, un nouvel accord a été signé pour réduire les émissions globales de l’Union de 20% d’ici 2020.
En ratifiant le protocole de Kyoto, la Belgique s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 7,5% d’ici 2008-2012. Cet effort a été réparti entre les trois régions du pays.
Effet de serre: Phénomène naturel à l'origine du maintien de la température de l'atmosphère. L'atmosphère terrestre agit comme un filtre qui laisse passer certains rayons lumineux du soleil et retient suffisamment de chaleur pour assurer à la Terre une température propice à la vie. Les activités humaines seraient, du fait de la libération dans l'air de gaz à effet de serre, à l'origine d'une augmentation du phénomène. L'augmentation incontrôlée de l'effet de serre pourrait provoquer une augmentation de la température du globe. Schématiquement, la terre reçoit à la fois un rayonnement provenant directement du soleil et un rayonnement réfléchi par l'atmosphère, ce qui entraîne une élévation des températures moyennes à la surface.
Gaz à effet de serre: Gaz qui absorbe une partie des rayons solaires en les redistribuant sous la forme de radiations, qui rencontrent d’autres molécules de gaz, répétant ainsi le processus et créant l'effet de serre, d'où augmentation de la chaleur. Les principaux gaz à effet de serre dont la principale origine est liée à des activités humaines, sont le gaz carbonique (CO2), le méthane (CH4) et l’ozone troposphérique (O3).