La pluie est indispensable au cycle naturel. Elle contribue à la reconstitution des nappes phréatiques et est indispensable… à la vie ! Mais comme toutes les bonnes choses, elle doit rester modérée. Saviez-vous que pas moins de 16 inondations, survenues en Région de Bruxelles-Capitale entre 1993 et 2005, ont été reconnues comme calamités ? La Woluwe et ses environs sont souvent le théâtre de violentes inondations en cas d’intempéries. Mais c’est aussi le cas de Bruxelles, d’Ixelles ou de Forest. A la clé ? Des coûts et des dommages en constante augmentation. La Région a décidé de prendre les choses en main avec le plan pluie.
Quels enjeux pour la prévention ?
S’il est impossible de prévoir avec exactitude la violence et l’intensité des intempéries, la prévention reste toutefois une dimension essentielle. Nous pouvons distinguer trois enjeux majeurs à cet égard :
- diminuer le nombre et la gravité des inondations pluviales ;
- réduire les dégâts matériels et les préjudices causés par les inondations pluviales ;
- restaurer globalement l’image de l’eau en Région de Bruxelles-Capitale.
Quelles sont les causes des inondations ?
Pour atteindre ces objectifs, interrogeons-nous sur les causes des inondations pluviales :
- les variations probables de fréquence et d’intensité des précipitations, induite par le changement climatique mondial ;
- l’imperméabilisation accrue des sols, en nette augmentation depuis une cinquantaine d’années ;
- l’inadaptation et la vétusté du réseau d’égouttage local face à de telles précipitations suite, notamment, à l'urbanisation croissante de la Région.
- la disparition des zones naturelles de débordement, liée au voûtement des eaux de surface .
La construction de bâtiments et d’infrastructures souterraines dans les zones à risque est, bien sûr, un facteur aggravant.
Objectifs du plan pluie
Face à ce constat, le plan pluie se fixe quatre principaux objectifs :
- diminuer l’impact et stopper la croissance de l’imperméabilisation des sols ;
- repenser le maillage gris, c’est-à-dire le réseau d’égouttage de la Région, notamment par le biais de collecteurs et de bassins d’orage ;
- accentuer le maillage bleu, afin de favoriser l’écoulement le plus judicieux possible des eaux pluviales ;
- prévenir la construction dans les zones à risque.
A ces quatre objectifs, on peut ajouter la lutte contre le changement climatique.
Changement climatique: Désigne de lentes variations des caractéristiques climatiques en un endroit donné, au cours du temps : réchauffement ou refroidissement. Certaines formes de pollution de l’air, résultant d’activités humaines, menacent de modifier sensiblement les climats, dans le sens d’un réchauffement global. Ce phénomène peut entraîner des dommages importants : élévation du niveau des mers, accentuation des événements climatiques extrêmes (sécheresses, inondations, cyclones, etc.), déstabilisation des forêts, menaces sur les ressources d’eau douce, difficultés agricoles, désertification, réduction de la biodiversité, extension des maladies tropicales, etc.
Eaux de surface: On distingue généralement les eaux marines des eaux intérieures, lesquelles sont elles-mêmes divisées en eaux de surface et eaux souterraines. Les eaux de surface désignent l'eau qui s'écoule ou qui stagne à la surface de la terre et comprennent les eaux des lacs, des rivières et des plans d’eau (étangs, bassins artificiels, mares, etc.).