Carrosseries
L'émission de composés organiques volatils (COV) est le principal impact environnemental des travaux de carrosserie... mais il n'est pas le seul. Outre la production de ces substances nuisibles pour la couche d’ozone et la santé, l'activité d'un atelier de carrosserie occasionne du bruit, génère des déchets, consomme de l'énergie et pose des problèmes de sécurité. Normal qu'elle fasse donc l'objet de mesures bien concrètes que nous vous proposons de découvrir ici.
Secteur d'activités

Vous êtes carrossier ? Relevons ensemble le défi de mieux intégrer vos activités dans leur environnement. Nous vous y aidons en vous proposant les meilleures techniques disponibles (MTD), notamment dans les domaines sensibles de la qualité de l'air, de l'eau, de l'énergie, des déchets et des sols. Nous aborderons aussi des problématiques dans leur aspect plus général telles que le bruit, la mobilité et la sécurité. Vous découvrirez, en outre, que l'application de ces pratiques a un impact décisif sur l'environnement sans exiger aucun effort financier irréaliste de votre part.

Comme bon nombre d’autres activités basées sur l’utilisation de peintures, la carrosserie génère des composés organiques volatiles. Ces substances contribuent à la pollution de l'air. Certains solvants en participant à la formation du gaz d'ozone dans la basse atmosphère ("mauvais ozone") et d'autres en endommageant la couche d'ozone ("bon ozone") qui nous protège des rayons ultraviolets du soleil. A plus court terme, les peintures et vernis provoquent également des nuisances odorantes pour vous-même et votre voisinage.

Poncer, scier, marteler, etc. Autant d’activités bruyantes que votre métier de carrossier vous conduit à réaliser chaque jour. Mais autant de nuisances aussi pour votre voisinage. Sans oublier le bruit de fond constant que peuvent occasionner les cabines de peinture et l'animation qu'entraînent les allées et venues de clients et de personnel autour de votre atelier.

En marge des déchets « classiques » (papier, verre, emballages, ...), vos activités de carrossier génèrent deux types de déchets considérés comme dangereux à moins que vous prouviez le contraire : les déchets liquides tels que peintures, vernis ou diluants et les déchets solides au rang desquels figurent les filtres, les pots vides, le papier à poncer, etc. Comment vous en débarrasser ?

Vos activités de carrosserie vous amènent à consommer et à évacuer de l'eau... avec un triple risque de pollution : par l’infiltration directe de polluants dans le sol, par l’évacuation incontrôlée d’eaux non traitées dans le réseau d’égouttage public ou par l’infiltration incontrôlée des eaux contaminées lors du nettoyage de votre atelier ou de vos équipements. A terme, ce type de pollutions met gravement en péril l'efficacité des égouts et les nappes phréatiques elles-mêmes.

Vous pouvez économiser l’énergie en faisant de son utilisation responsable l'un des piliers de la gestion de votre entreprise. Et la meilleure manière d’y parvenir est de mettre en oeuvre des mesures organisationnelles, techniques et comportementales de limitation de la consommation. Voici quelques astuces pratiques à appliquer dès aujourd'hui dans votre atelier.

Les ateliers de carrosserie ont-ils intérêt à établir un plan de déplacement ? Pas vraiment… mais que cela ne vous empêche pas d'améliorer l'accessibilité de votre entreprise ! Tout bénéfice pour vos clients, vos fournisseurs et les riverains.

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